L1 S2 Histoire des Arts (partie2) : Autoportrait

H2A_2013-02-03 a? 19.50.51Marc Veyrat, toto l’émoi et Moi Je, autoportrait pour H2A partie 2

Ce module liant pratique et théorie (il faudra savoir mettre ce projet sur Internet), est la première phase d’un processus qui commence en L1 avec H2A–2 Autoportrait, puis se poursuit par Espace Privé & Public en L2, Projet de Diplôme et Espace Utopique en L3…

Se penser comme image pour l’Autre, est peut-être un des concepts les plus difficiles à envisager lorsque l’on souhaite fabriquer des images, les diffuser ou les médiatiser… En effet il faut alors comprendre les interactions entre réel et virtuel, entre ce que l’on pense connaître de soi, qui est toujours lié à un héritage culturel, économique et social et ce qui semble perceptible pour l’Autre à partir des images que l’on va produire sur / autour de soi. L’autoportrait est une forme de boomerang acéré, à la fois comme un formidable moyen de re-connaissance pour l’Autre et une dangereuse arme de communication massive qui peut nous trahir, en quelque sorte revenir nous couper les ailes… Chaque étudiant doit ainsi imaginer puis réaliser en 1mn son autoportrait en vidéo. Ce travail nécessite la mise en pratique de logiciels acquis en S1 et d’éléments théoriques (par exemple Histoire des cinémas…).

Puisque les étudiants doivent mettre en place en S2 un Carnet de Bord électronique, ce travail sur l’autoportrait prendra place sur celui-ci en fin de L1.

Autoportrait (H2A-2 L1) : Moi construit pas à pas > Je comme sujet mais aussi comme image qui construit en retour un autre Moi

Sur la base du cours théorique délivré en CM, qui présente une histoire de l’autoportrait à de nombreux exemples de relations puisées à travers l’histoire de l’art, la publicité, le cinéma… et le numérique, les étudiants, en groupe de TD, réalisent un travail vidéo. Présenté en dernier cours de TD, la réalisation finalisée est accompagnée d’une fiche explicative. De plus, régulièrement en cours TD, l’avancement du travail, tant théorique que pratique, fait l’objet d’une évaluation en contrôle continu. Cette progression dynamique doit permettre à chaque étudiant de réussir ce module si bien sûr il vient à tous les cours, est capable d’extraire des idées et des références des autres modules enseignés.

“A la Ferrassie (abri, Dordogne) : une cavité funéraire en forme d’oeuf, une terre pigmentée, un crâne défiguré. Cela est peu et déjà beaucoup. Nous y découvrons tout au moins une attention spécifique portée, dans un cadre funéraire, au visage humain lorsqu’il disparaît dans la terre. Or, cette attention d’emblée va de pair avec une mise en figurabilité du lieu où cette disparition opère. d’un côté, donc, le lieu se marque : il lui faut un bloc de matière dégrossie prenant valeur de stèle, et se valorisant dans l’acte graphique élémentaire d’une ponctuation percussive de la pierre. D’un autre côté, le lieu se colore : précautionneusement il dispose le crâne de l’enfant sur un lit d’ocre, sorte d’écrin rituel qui se retrouve dans les sites funéraires avec une remarquable constance tout au long de la préhistoire…” Georges Didi-Huberman, Le visage et la terre, in Le portrait contemporain, Artstudio n°21, été 1991, p.12.

Imaginer son image qui s’associe à l’ensemble des communications qui nous entourent et qui agit donc sur la façon dont notre personnalité se construit par rapport au monde, c’est inventer un nouvel espace critique, (qui peut éventuellement se définir à travers un concept artistique) ; comment se penser par rapport à une histoire personnelle, un territoire, comment se voir dans un espace et un lieu où mon Je n’est plus ? En s’appuyant sur une histoire de l’autoportrait par des exemples précis empruntés en art et dans différentes modules enseignés, chaque étudiant de L1 s’imagine dans une vidéo présentée devant l’ensemble du groupe de TD. L’expression, la présentation, l’articulation du projet réalisé avec une démarche contemporaine (qui s’appuie évidemment sur différentes références empruntées aux autres modules enseignés) doit être pensée. Ces différents éléments constituent des points clefs de l’évaluation.

Les compétences acquises lors de ce module sont fondamentales pour construire et théoriser des images, en relation avec l’histoire, l’économie, La culture… Elles vont se retrouver à l’œuvre et se prolonger jusqu’en L3 S6 avec le module Espaces Utopiques.

Chantal Akerman, Autoportrait en cinéaste, Cahiers du Cinéma, 2004. Michel Houellebecq, La carte et le territoire, Éditions Flammarion, 2010.ART&1_ORLAN

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *